Un moulin à l'anglaise dans les années 1830

Une minoterie dans les années 1930

1 La roue hydraulique

2 Rouet de fosse

3 Beffroi

4 Nettoyeur

5 Meules

6 Goulotte

7 Bluterie

 

A : Atelier de nettoyage
1 Trieur
2 Nettoyeur
3 Brosse
4 Chambre ou cellule à blé propre

B : Atelier de mouture
5 Cylindres cannelés d'un broyeur
6 Plansichter
7 Bluterie de sûreté
8 Brosse finisseur de son
9 Filtre

C : Atelier de conditionnement
10 Sacs
11 moteur thermique ou électrique.

Son histoire remonte à la nuit des temps probablement liée au site voisin du Fâ sous l’occupation romaine Plusieurs raisons de le penser : d’abord la présence d’une source très importante qui devait fournir de l’eau aux habitants et, ensuite, le fait que nous ayons trouvé dans le fond de la rivière une grosse pierre authentifiée comme faisant partie d’un temple .Les romains vouaient une grande admiration aux les forces de la nature. 

La première trace date de 1520 (mais elle est sûrement antérieure) Ensuite nous sautons à 1782 là nous avons un acte de vente complet A remarquer cette curiosité : le locataire devait payer au seigneur, un créa de valeur au moins six livres ; preuve que les esturgeons n’étaient pas rares !!

Ensuite le moulin a été revendu plusieurs fois, la dernière fois (avant nous) en 1934 à Roger Chevalier nous l’avons acheté en deux temps : la première partie en 1980 il s’agissait alors de la partie « traitement du blé » et en deuxième partie, suite au décès de l’ancien minotier, la salle de la machine avec sa turbine en état de fonctionner. De part son ancienneté il dispose d’un droit d’eau fondé en titre ce qui lui confère des droits d’utilisation d’eau.

L’histoire de ce moulin qui a cessé de fonctionner en 1969 est très longue et riche en anecdotes, nous en publierons un compte rendu lorsque nous aurons avancé dans nos recherches. A noter que pendant un temps il fut « moulin à marée » en effet à marée haute la mer emplissait un monard qui servait de réservoir pour stocker l’eau qui à marée basse servait d’énergie hydraulique. Comme tous les moulins à marée il avait l’avantage d’une énergie gratuite, inépuisable et écologique mais à cette époque on n'y pensait pas.

Sa principale particularité est de se trouver directement dans le port et de ce fait de pouvoir recevoir des bateaux (les gabares) qui amenaient le blé souvent de Vendée et de réexpédier la farine à Bordeaux. Ce système a fonctionné jusqu'à la dernière guerre. Comme tous les moulins il a suivi l’évolution de la technologie d’abord avec une roue (qui a laissé son empreinte dans la pierre) ensuite avec une machine à vapeur puis un moteur à gaz pauvre ( les gabares amenaient alors le charbon d'Angleterre directement dans le moulin ) et enfin l’électricité. A noter que pendant la guerre la turbine fut utilisée mais avec l’inconvénient de devoir travailler la nuit pour profiter des marées.

L’intérieur du moulin est en cours d’aménagement et dès que les travaux seront terminés nous réactualiserons la page.